Postpartum Depression Treatment in Canada: Therapy, CBT, Medication and Free Support

Si vous pensez vivre une dépression post-partum, la question suivante est souvent : et maintenant? La bonne nouvelle, c'est que le traitement de la dépression post-partum fonctionne, et que la plupart des mamans vont mieux avec les bons soins. Ce guide vous présente les principales options au Canada — la thérapie, la TCC, les médicaments souvent compatibles avec l'allaitement et le soutien gratuit — pour que vous sachiez par où commencer, même lors d'une journée difficile.

Première étape : en parler à un professionnel de la santé

Vous n'avez pas besoin d'un diagnostic ni des mots parfaits pour demander de l'aide. Dire « je ne me sens pas comme d'habitude », c'est suffisant. Vous pouvez commencer par :

  • Votre médecin de famille ou une infirmière praticienne
  • Votre sage-femme (le suivi se poursuit généralement environ six semaines après la naissance)
  • Une infirmière en santé publique ou votre bureau de santé publique local
  • Une clinique sans rendez-vous si vous n'avez pas de médecin de famille
  • Le 811, qui vous met en contact avec une infirmière dans la plupart des provinces et territoires. Au Québec, le 811 donne aussi accès à Info-Social, et votre CLSC peut vous orienter vers des services psychosociaux.

On vous demandera peut-être de remplir un court questionnaire, souvent l'échelle d'Édimbourg (EPDS), et on vous posera des questions sur votre sommeil, votre appétit et la façon dont vous vous en sortez. Ensuite, vous choisirez ensemble un plan. Le traitement combine habituellement plusieurs des options ci-dessous.

Les options de traitement de la dépression post-partum

1. La psychothérapie (consultation et thérapie par la parole)

La psychothérapie est l'un des principaux traitements de la dépression post-partum, et c'est souvent le premier choix lorsque les symptômes sont légers ou modérés. Deux approches sont particulièrement bien étudiées pour la dépression pendant la grossesse et après la naissance :

  • La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) vous aide à repérer les pensées dures et inutiles qui accompagnent la dépression (« je suis une mauvaise mère », « je n'irai jamais mieux ») et à les remplacer par des pensées plus équilibrées. Elle vous aide aussi à planifier de petits gestes réalistes qui améliorent l'humeur.
  • La thérapie interpersonnelle (TIP) porte sur les relations et les changements de vie : votre nouveau rôle de parent, les tensions dans le couple ou le sentiment d'isolement.

La thérapie peut se faire en personne, par vidéo ou au téléphone, ce qui aide beaucoup quand sortir de la maison avec un nouveau-né semble impossible. Bien des thérapeutes acceptent volontiers que vous veniez avec votre bébé.

2. Les médicaments

Pour une dépression post-partum modérée à sévère, ou quand la thérapie seule ne suffit pas, votre médecin peut vous proposer un antidépresseur. Quelques points à savoir :

  • L'allaitement reste souvent possible. Plusieurs antidépresseurs sont couramment prescrits aux mamans qui allaitent. Votre médecin ou votre pharmacien peut vous aider à peser les avantages et les risques pour vous et votre bébé.
  • Ça prend du temps. Il faut habituellement quelques semaines avant de sentir une vraie différence. Ne perdez pas espoir si les premiers jours se ressemblent.
  • N'arrêtez pas d'un coup. Si vous voulez changer ou cesser un médicament, parlez-en d'abord à votre médecin pour le faire de façon sécuritaire.
  • Prendre un médicament n'est pas une faiblesse. C'est un outil de santé, comme pour n'importe quel autre problème de santé.

3. Le soutien par les pairs et les groupes de soutien

Parler avec d'autres mamans qui sont passées par là peut faire un bien immense. Les groupes de soutien, en ligne ou en personne, vous aident à vous sentir moins seule et vous donnent des trucs concrets de personnes qui comprennent. Demandez à votre CLSC ou à votre bureau de santé publique, à l'hôpital, à votre sage-femme ou à un organisme communautaire ce qui existe près de chez vous. Certaines provinces ont des organismes dédiés à la période périnatale, comme la Pacific Post Partum Support Society en Colombie-Britannique.

4. Les soins spécialisés en santé mentale périnatale

Si les symptômes sont sévères ou ne s'améliorent pas avec les premiers traitements, votre médecin peut vous diriger vers un psychiatre ou vers un programme spécialisé en santé mentale périnatale. Il en existe dans plusieurs hôpitaux et villes du Canada. Ils se concentrent sur la santé mentale pendant la grossesse et après l'accouchement.

5. Le soutien au quotidien

Les changements au quotidien ne remplacent pas un traitement, mais ils l'aident à mieux fonctionner :

  • Protégez une plus longue période de sommeil chaque jour ou chaque nuit, avec l'aide de votre partenaire ou d'un proche
  • Mangez des repas simples à heures régulières et buvez de l'eau, même sans faim
  • Sortez marcher quelques minutes quand vous vous en sentez capable
  • Acceptez l'aide pour les repas, la lessive et les plus vieux
  • Baissez vos attentes : un bébé nourri et une maman qui se repose, c'est une bonne journée

Qu'est-ce qui est couvert, et qu'est-ce qui est gratuit au Canada?

La couverture varie selon votre province ou territoire, mais voici le portrait général :

  • Habituellement couvert par le régime public : les rendez-vous avec votre médecin de famille, une infirmière praticienne ou votre sage-femme, les consultations en psychiatrie avec une recommandation, les soins à l'hôpital et de nombreux programmes communautaires ou hospitaliers en santé mentale.
  • Souvent non couvert par le régime public : les séances avec un psychologue, un psychothérapeute ou un conseiller en pratique privée. Elles sont souvent remboursées en partie par les assurances collectives au travail, y compris celles de votre partenaire. Ça vaut la peine de vérifier.
  • Des programmes de thérapie gratuits existent dans certaines provinces. Par exemple, l'Ontario offre la TCC gratuite par l'entremise de son programme de psychothérapie structurée, et au Québec, les CLSC offrent des services psychosociaux. Demandez à votre médecin ou appelez le 811 pour savoir ce qui est offert chez vous.
  • Les médicaments : le coût dépend du régime d'assurance médicaments de votre province ou de votre assurance privée. Votre pharmacien peut vous aider à comprendre combien vous paierez.

Les listes d'attente peuvent être décourageantes. Si vous êtes sur l'une d'elles, demandez quel soutien vous pouvez recevoir en attendant : un groupe de soutien, de l'aide téléphonique ou des suivis réguliers.

Comment rendre le premier appel plus facile

Quand on est en dépression, même prendre un rendez-vous peut sembler insurmontable. Quelques idées :

  1. Demandez à quelqu'un de faire l'appel avec vous, ou à votre place.
  2. Notez trois choses avant le rendez-vous : depuis combien de temps vous vous sentez ainsi, ce qui est le plus difficile en ce moment et les pensées qui vous font peur.
  3. Venez avec votre partenaire ou une personne de confiance si ça vous aide à parler ouvertement.
  4. Parlez franchement des pensées qui vous effraient. Les professionnels entendent cela souvent, et le leur dire les aide à vous garder en sécurité, vous et votre bébé.

Il est aussi normal de faire le deuil de certaines parties de votre ancienne vie, tout en aimant profondément votre bébé. Nous en parlons dans J'aime mon bébé, mais je regrette celle que j'étais avant.

Quand appeler votre médecin ou votre sage-femme

Communiquez avec votre professionnel de la santé ou appelez le 811 si :

  • votre tristesse, votre anxiété ou votre irritabilité dure depuis plus de deux semaines
  • votre traitement ne semble pas aider, ou vous vous sentez pire
  • vous avez des effets secondaires liés à un médicament
  • vous avez de la difficulté à prendre soin de vous ou de votre bébé

Demandez de l'aide immédiatement si vous avez des pensées de vous faire du mal ou de faire du mal à votre bébé, ou si vous sentez que vous ne pouvez pas rester en sécurité. Appelez ou textez le 988 (Ligne d'aide en cas de crise de suicide, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, partout au Canada), composez le 911 ou rendez-vous à l'urgence la plus proche. Les personnes autochtones peuvent aussi joindre la Ligne d'écoute d'espoir pour le mieux-être au 1-855-242-3310, en tout temps. Entendre ou voir des choses qui ne sont pas là, ou se sentir très confuse, peut être un signe de psychose post-partum, une urgence médicale : composez le 911.

Réponses rapides

Quel est le meilleur traitement de la dépression post-partum?
Cela dépend de l'intensité des symptômes et de vos préférences. La psychothérapie, comme la TCC, les médicaments, ou les deux, sont les principaux traitements, souvent combinés à du soutien concret à la maison.

Puis-je prendre des antidépresseurs si j'allaite?
Souvent, oui. Plusieurs antidépresseurs sont couramment utilisés pendant l'allaitement. Votre médecin vous aidera à choisir celui qui vous convient.

La thérapie pour la dépression post-partum est-elle gratuite au Canada?
En partie. Les rendez-vous avec le médecin et le psychiatre sont couverts par les régimes provinciaux, et certaines provinces offrent des programmes de thérapie gratuits. Les thérapeutes en pratique privée sont généralement payés de votre poche ou par vos assurances collectives.

Aller mieux est possible, et vous méritez d'être soutenue à chaque étape. Terra Mama accompagne les mamans du Canada avec des essentiels de récupération et de l'information honnête pour les semaines et les mois qui suivent l'accouchement. Cet article est fourni à titre informatif et ne remplace pas les conseils de votre médecin ou de votre sage-femme.

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